Bonjour!
Pas de bruit...la brodeuse brode:
(Paul Sérusier)Silence...la brodeuse est plongée dans l'histoire:

LES BRODEURS (D'après un article paru au XIXe siècle)
Il n'est peut-être pas de métier dont l'histoire, en Occident surtout, ait été plus intimement liée à celle de la peinture.
Si la broderie est tombée en décadence dès la fin du seizième siècle, il ne faut pas oublier que, pendant longtemps, les peintres furent les auxiliaires des brodeurs : ceux-ci peignaient avec leurs aiguilles les compositions que les peintres avaient d'abord ébauchées au moyen de leurs pinceaux et dont ils avaient fait les cartons.
La broderie semble être toujours demeurée le passe-temps des grandes : Catherine de Médicis brodait, et Ronsard parle broderie dans son ode à la reine de Navarre,
Il est à peine utile de rappeler que la fameuse tapisserie de Bayeux, qui représente les hauts faits de Guillaume le Conquérant ,

les ornements épiscopaux de Thomas Becket, conservés aujourd'hui à la cathédrale de Sens,

mentionnons encore les ornements de la chapelle de Charles le Téméraire, aujourd'hui à Berne.

La corporation des brodeurs et brodeuses reçut d'Etienne Boileau ses premiers statuts vers la fin du treizième siècle, en même temps que celle des « faiseuses d'aumosnières sarrazinoises », dont le métier ne différait qu'en ce qu'il s'appliquait à de plus petits objets. Dans ces statuts, on énumère les brodeurs et brodeuses qui se trouvaient alors à Paris, et il est à remarquer que plusieurs de ces dernières avaient pour maris des enlumineurs : on observe le même fait en 1316, date à laquelle la corporation eut de nouveaux statuts.
Cette association d'enlumineurs et de brodeuses ne fut pas sans doute fortuite, et on peut croire que ces deux métiers ne pouvaient guère subsister l'un sans l'autre, le peintre créant les motifs que la brodeuse exécutait ensuite avec l'aiguille.

Le métier se maintint très florissant jusqu'au dix-septième siècle ; puis vinrent plusieurs ordonnances qui défendirent l'abus des broderies et des ornements d'or dans le costume, et force fut aux brodeurs-chasubliers (c'est le nom que leur donnent les statuts de 1648) de se consacrer presque exclusivement à la confection des chasubles et des autres ornements religieux. A part ces travaux, on ne broda plus guère que des étoffes légères ; on employa plus rarement la soie et l'or.
Mais que prépare donc la brodeuse?......
Mystère,mystère...
Bonne journée à toutes :o)
par Brodstitch
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Lundi 20 octobre 2008
publié dans :
broderie et lecture
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